• Programme : airs, duos, symphonies extraits d’opéras et de masques de H. Purcell

    La rencontre du théâtre de Shakespeare et de la musique de Purcell conduira à la création de chefs-d’œuvre du théâtre musical tels que The Fairy Queen, Timon of Athens ou bien encore The Tempest. Ces « semi-opéras » ou « masques » proposent des univers tout à fait originaux, colorés et baroques. Œuvres en apparence hétérogènes, ces grandes fresques réservent des moments d’une rare poésie où toute la complexité et la richesse de l’œuvre de Shakespeare apparaissent de manière évidente. En osmose parfaite avec le poète, Purcell compose des intermèdes musicaux d’une inventivité rare qui laisse à tout auditeur une impression de grande liberté.

  • Retrouvez le disque sur les plateforme de streaming : https://lnk.to/GBridelli_Duel_AlcinaFA   Malgré la rivalité qui existait entre les compagnies d’opéra dirigées par Haendel et Porpora à Londres (1734-1737), il y a beaucoup à dire sur la véritable nature des liens que les deux compositeurs entretenaient. Tous deux étaient considérés comme exceptionnellement originaux dans leurs choix esthétiques, chacun d’eux admirait la musique de l’autre. Leur rivalité en Grande-Bretagne produisit en quelques années des partitions mémorables, parmi lesquelles Ariodante de Haendel et Polifemo de Porpora, opéras qui furent joués simultanément dans les théâtres de la ville. La bagarre entre les deux compagnies offrit l’opportunité aux compositeurs de se rencontrer et de se découvrir l’un l’autre, de s’intéresser au goût du public et d’expérimenter de nouvelles idées, puisant leur force dans l’incroyable talent de leurs chanteurs (Farinelli, Senesino, Carestini notamment). Ce CD tente de saisir l’essence d’une relation intellectuelle complexe, propose des exemples éloquents des style des compositeurs et souligne les frontières de l’estime mutuelle que se portaient ces deux géants de l’histoire de la musique… Sur son premier album solo, la jeune et talentueuse mezzo-soprano Giuseppina Bridelli interprète avec bravoure les pages difficiles écrites pour certains des chanteurs les plus célèbres du XVIIIe siècle.
  • La musique de la chorégraphie hip-hop de Mourad Merzouki

    Folia : pièce pour 16 danseurs et 8 musiciens Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki Conception musicale Franck-Emmanuel Comte – Le Concert de l’Hostel Dieu

    Tarentelles napolitaines et folias virtuoses, pimentées par les musiques électroniques de Grégoire Durrande, composent l’univers sonore imaginé par Mourad Merzouki et Franck- Emmanuel Comte pour cette rencontre surprenante entre la musique baroque, les musiques électroniques et la danse hip-hop. Le dialogue entre les mondes, ligne esthétique fertile qui anime depuis toujours les créations du chorégraphe, se retrouve dans Folia.

     
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    Programme : Dixit Dominus, Gloria, Nisi Dominus de Haendel

    Voyageur épris d’aventures et véritable européen, Haendel ou Giorgio-Federico Haendel - ainsi nommé par la société musicale romaine - passa quatre ans dans la cité des Barberini (Rome), quatre années qui influencèrent durablement son développement artistique. Il en fût ainsi pour nombre de ses compatriotes tels que Schütz, Hasse, Goethe. Chacun de ces artistes, nés en Allemagne, réagit à sa propre manière au contact de l’Italie, mais dans tous les cas c’est par la vitalité, la vivacité de ses couleurs, par son art, sa musique, et son architecture qu’elle les marqua de son empreinte. Ainsi, le luthérien Haendel composa à Rome une douzaine de motets latins qui furent probablement exécutés aux vêpres de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel. Dans ces pages brillantes et vives, le jeune Haendel montre son étonnante capacité d’assimilation du style italien, dont il s’inspirera par la suite dans nombre de ses oratorios anglais.

  • ffff teleramaProgramme : Alceste de Georg Friedrich Haendel

    Haendel compose Alceste à la demande John Rich, directeur du théâtre de Covent Garden, pour illustrer une pièce de Tobias Smolett. Pour des raisons mystérieuses, le spectacle ne voit jamais le jour et le compositeur réutilise son travail dans d’autres œuvres. Aujourd’hui, seuls les textes mis en musique par Haendel ont été retrouvés. Alceste offre sa mort en échange d’une vie plus longue pour son mari Admète. Hercule, frappé par la dévotion d’Alceste, rend la vie aux deux époux.

  • Programme : chaconnes, folies, tarentelles ibériques & italiennes

    Outre le maïs, la pomme de terre, la tomate et quelques richesses minérales, l’Amérique Latine nous a apporté la chaconne. L’Italie s’en saisit et en fit la ciaccona, une danse populaire ouvertement sensuelle. Déclinée sous forme de passacailles, tarentelles et autres «folies», la ciaccona utilise jusqu’à la corde la même technique : la répétition quasi hypnotique d’une même cellule rythmique, s’appuyant sur un tétracorde descendant à la basse. Dans certaines régions d’Europe comme l’Italie du sud, on prétendit même que cette répétition avait des vertus thérapeutiques (la tarentelle était sensée guérir des morsures de la tarentule). Mais le succès de ces pièces à ostinato provient, sans doute, de la liberté d’expression qu’elles procurent. En effet, constituant un repère immuable, l’ostinato joué à la basse permet à la voix ou aux instruments mélodiques de s’exprimer avec plus d’originalité et de créativité.

  • Programme : Tallis, Monteverdi, Allegri, Vivaldi, Pergolèse et Mozart

    Le Concert de l’Hostel Dieu et Baroque & plus se sont associés pour vous préparer cette série de petits sujets vidéos consacrée aux grandes pages de la musique baroque. En une dizaine de minutes et à partir d’extraits musicaux filmés, Franck-Emmanuel Comte décrypte les œuvres pour en permettre une plus grande compréhension et en augmenter le plaisir d’écoute.

  • Programme : Leçons de Ténèbres de F. Couperin et râgas d’Inde du Sud

    Deux cultures, deux religions, une poésie commune... Célébration de la mort du Christ, les trois Leçons de Ténèbres de François Couperin s’appuient sur un texte poétique et sombre empreint de solitude. Dans l’Inde du Nord et du Sud, la nuit a aussi son hommage musical, au travers des râgas des ténèbres. Ainsi, ce concert fait alterner l’œuvre du compositeur de Louis XIV avec un râga issu du répertoire traditionnel indien. Les mélismes de la flûte bansuri alterneront avec les deux voix de dessus baroques, dans un dialogue aérien et envoûtant.

  • Marco Polo, carnet de mirages Aux portes de l’Orient, Venise domine le commerce méditerranéen du Moyen Âge. Marquée par ces échanges, la cité lacustre évoque alors certaines villes orientales : les marchés sont des souks où les mots arabes se mêlent au vénitien, l’architecture et l’art s’inspirent largement de l’Est… C’est ce métissage que nous évoquons musicalement, en associant le répertoire baroque italien aux mélodies persanes inspirées par la poésie soufie. Le slam de Cocteau Mot Lotov vient poser, en contrepoint littéraire, une mise en rythme d’extraits du Livre des Merveilles de Marco Polo, ce marchand vénitien célèbre pour ses récits de voyages dans cet Orient mystérieux…
  • Programme : madrigaux et airs de Monteverdi et chants chrétiens arabes

    Les poèmes de Torquato Tasso furent pour toute une génération de musiciens un vaste terrain d’inspiration. Illuminé par cet Orient mystérieux qui fascine, le Tasse peint les épisodes les plus expressifs de la grande épopée des croisades. Sans occulter l’aspect sanglant et guerrier de ce siècle plein de fureur, les croisades sont aussi le théâtre de la rencontre de deux cultures qui, à cette occasion, se mêlent et se séduisent. Génie du premier baroque, Monteverdi sut exprimer, mieux que quiconque, cet Orient idéalisé, autant à travers les pièces a voce sola que dans leur transcription polyphonique. Ainsi, le sublime Pianto della Madonna trouve-t-il avec bonheur son écho magnifié dans le Lamento d’Arianna. Dans le recueil la Sestina, on appréciera également un des sommets de l’art madrigalesque : le magnifique Lagrime d’amante al sepolcro dell’amata.

  • Programme : Miserere d’Allegri, Miserere, De Profundis, Exultate Jubilate et Regina Caeli de Mozart

    Entre 1769 et 1773, Mozart effectue trois voyages en Italie. À la différence du grand circuit européen précédent, destiné à révéler au monde le jeune prodige, les déplacements italiens ont pour but de parachever sa formation de compositeur. Sa vaste correspondance nous révèle les grandes étapes de ce parcours dans la patrie de Dante et Pétrarque : Vérone, Mantoue, Milan, Bologne, Naples, Venise et surtout Rome. La Ville Éternelle le subjugue. C’est l’enseignement du Père Martini qui lui permet de mettre un terme brillant à sa formation. Sous ses encouragements, il compose ses premiers opéras seria et corrige quelques maladresses juvéniles dans son Miserere à voix d’hommes. C’est de ces voyages en Italie que date la composition de deux de ses plus beaux motets : Exultate Jubilate et Regina Cæli, œuvres lumineuses et jubilantes, dans lesquelles le génie mozartien se manifeste déjà, dans toute sa maturité.

  • Programme : Messe en ut (K 427) de W. A. Mozart - version complétée

    La Grande Messe en ut est considérée, avec le Requiem, comme l’apogée des œuvres religieuses de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette composition, promesse faite à sa femme avant leur mariage, n’a malheureusement jamais été terminée. Souvent jouée dans sa version inachevée, la Grande Messe en ut a été complétée par des musicologues comme par des interprètes. Franck-Emmanuel Comte propose une version, qui puise dans des pièces antérieures de Mozart, comme le compositeur l’avait lui-même fait pour la création de son œuvre en 1783 à Salzbourg. Une version que le Concert de l’Hostel Dieu interprète sur instruments anciens.