• Programme : Tallis, Monteverdi, Allegri, Vivaldi, Pergolèse et Mozart

    Le Concert de l’Hostel Dieu et Baroque & plus se sont associés pour vous préparer cette série de petits sujets vidéos consacrée aux grandes pages de la musique baroque. En une dizaine de minutes et à partir d’extraits musicaux filmés, Franck-Emmanuel Comte décrypte les œuvres pour en permettre une plus grande compréhension et en augmenter le plaisir d’écoute.

  • ffff teleramaProgramme : Alceste de Georg Friedrich Haendel

    Haendel compose Alceste à la demande John Rich, directeur du théâtre de Covent Garden, pour illustrer une pièce de Tobias Smolett. Pour des raisons mystérieuses, le spectacle ne voit jamais le jour et le compositeur réutilise son travail dans d’autres œuvres. Aujourd’hui, seuls les textes mis en musique par Haendel ont été retrouvés. Alceste offre sa mort en échange d’une vie plus longue pour son mari Admète. Hercule, frappé par la dévotion d’Alceste, rend la vie aux deux époux.

  • Programme : airs, duos, trios et cantates de Stradella

    Le compositeur Alessandro Stradella représente sans doute une des figures plus fascinantes dans le vaste univers de la musique baroque italienne du XVIIe siècle. Séducteur, aventurier et versatile, l'homme n'en est pas moins compositeur de génie. Son œuvre, vaste et variée, comporte de véritables trésors qu'il convient de redécouvrir. La Bibliothèque municipale de Lyon conserve quelques-uns de ces chefs-d’œuvre qui nous permettent d'entrevoir un homme plus sincère que ses frasques ne le laissent supposer...

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    Programme : Dixit Dominus, Gloria, Nisi Dominus de Haendel

    Voyageur épris d’aventures et véritable européen, Haendel ou Giorgio-Federico Haendel - ainsi nommé par la société musicale romaine - passa quatre ans dans la cité des Barberini (Rome), quatre années qui influencèrent durablement son développement artistique. Il en fût ainsi pour nombre de ses compatriotes tels que Schütz, Hasse, Goethe. Chacun de ces artistes, nés en Allemagne, réagit à sa propre manière au contact de l’Italie, mais dans tous les cas c’est par la vitalité, la vivacité de ses couleurs, par son art, sa musique, et son architecture qu’elle les marqua de son empreinte. Ainsi, le luthérien Haendel composa à Rome une douzaine de motets latins qui furent probablement exécutés aux vêpres de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel. Dans ces pages brillantes et vives, le jeune Haendel montre son étonnante capacité d’assimilation du style italien, dont il s’inspirera par la suite dans nombre de ses oratorios anglais.

  • Programme : Il Martirio di Sant’Orsola d’Alessandro Scarlatti

    Un manuscrit unique et inédit ! Il Martirio di Sant’Orsola fut probablement écrit et chanté à Rome entre 1695 et 1700. L’identification de l’auteur du livret et les circonstances de composition demeurent inconnues. La partition manuscrite et ses parties séparées, conservées à la Bibliothèque Municipale de Lyon et restituée ici, est en effet l’unique version européenne de l’œuvre. Elle a été copiée pour l’Académie des Beaux-arts de Lyon à qui elle appartenait, probablement par des amateurs rapportant de leurs voyages transalpins de nombreuses œuvres, comme en témoigne l’importance de la musique italienne dans les fonds lyonnais. Les oratorios de Scarlatti furent joués de 1718 à 1731 à l’Académie

  • Programme : O’Carolan, tunes, jiggs, laments et reels traditionnels irlandais

    À mi-chemin entre musique traditionnelle et musique savante, le monde imaginaire de O’Carolan se situe à la croisée de la littérature onirique irlandaise et de l’univers poétique de Purcell et Shakespeare. De par ses pérégrinations, il découvre les œuvres des musiciens italiens bien en cour, tel le violoniste Geminiani. Aussi, sa musique se fait bien souvent le reflet de deux mondes que tout semble opposer. Parfaitement illustrée par la chanson The Fairy Queen, inspirée du Songe d’une nuit d’été, la musique de O’Carolan reflète ses diverses et changeantes humeurs : la lamentation sur un ami défunt, la nostalgie d’un amour perdu, la féerie d’un rêve fugitif ou encore l’ambiance festive d’une taverne !

  • Programme : airs, duos, symphonies extraits d’opéras et de masques de H. Purcell

    La rencontre du théâtre de Shakespeare et de la musique de Purcell conduira à la création de chefs-d’œuvre du théâtre musical tels que The Fairy Queen, Timon of Athens ou bien encore The Tempest. Ces « semi-opéras » ou « masques » proposent des univers tout à fait originaux, colorés et baroques. Œuvres en apparence hétérogènes, ces grandes fresques réservent des moments d’une rare poésie où toute la complexité et la richesse de l’œuvre de Shakespeare apparaissent de manière évidente. En osmose parfaite avec le poète, Purcell compose des intermèdes musicaux d’une inventivité rare qui laisse à tout auditeur une impression de grande liberté.

  • Programme : Miserere d’Allegri, Miserere, De Profundis, Exultate Jubilate et Regina Caeli de Mozart

    Entre 1769 et 1773, Mozart effectue trois voyages en Italie. À la différence du grand circuit européen précédent, destiné à révéler au monde le jeune prodige, les déplacements italiens ont pour but de parachever sa formation de compositeur. Sa vaste correspondance nous révèle les grandes étapes de ce parcours dans la patrie de Dante et Pétrarque : Vérone, Mantoue, Milan, Bologne, Naples, Venise et surtout Rome. La Ville Éternelle le subjugue. C’est l’enseignement du Père Martini qui lui permet de mettre un terme brillant à sa formation. Sous ses encouragements, il compose ses premiers opéras seria et corrige quelques maladresses juvéniles dans son Miserere à voix d’hommes. C’est de ces voyages en Italie que date la composition de deux de ses plus beaux motets : Exultate Jubilate et Regina Cæli, œuvres lumineuses et jubilantes, dans lesquelles le génie mozartien se manifeste déjà, dans toute sa maturité.

  • Programme : madrigaux et airs de Monteverdi et chants chrétiens arabes

    Les poèmes de Torquato Tasso furent pour toute une génération de musiciens un vaste terrain d’inspiration. Illuminé par cet Orient mystérieux qui fascine, le Tasse peint les épisodes les plus expressifs de la grande épopée des croisades. Sans occulter l’aspect sanglant et guerrier de ce siècle plein de fureur, les croisades sont aussi le théâtre de la rencontre de deux cultures qui, à cette occasion, se mêlent et se séduisent. Génie du premier baroque, Monteverdi sut exprimer, mieux que quiconque, cet Orient idéalisé, autant à travers les pièces a voce sola que dans leur transcription polyphonique. Ainsi, le sublime Pianto della Madonna trouve-t-il avec bonheur son écho magnifié dans le Lamento d’Arianna. Dans le recueil la Sestina, on appréciera également un des sommets de l’art madrigalesque : le magnifique Lagrime d’amante al sepolcro dell’amata.

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    Programme : Stabat Mater de Pergolèse et polyphonies traditionnelles napolitaines

    De nos jours, le visiteur sera surpris de voir combien les traditions musicales et religieuses perdurent au cours de la Semaine Sainte à Naples et dans les environs. Processions et festivités de toutes sortes accompagnent les services religieux dans une ambiance populaire où sacré et profane se mêlent allègrement. Ainsi se côtoient musiques sacrée savantes et populaires, mais aussi musiques profanes telles que des tarentelles scandées des heures durant sur le parvis des églises, alors même que les offices se déroulent à quelques mètres. Pour nous replonger dans l’atmosphère particulière de cette fête religieuse, Le Concert de l’Hostel Dieu a choisi d’associer au Stabat Mater de Pergolèse quelques polyphonies napolitaines et tarentelles, entendues et notées lors de la Semaine Sainte à Naples et dans la région des Pouilles. L’ensemble s’appuie sur une source manuscrite conservée dans le fonds ancien de la Bibliothèque Municipale de Lyon.

  • Programme : Vivaldi, Scarlatti, Corelli, noëls populaires anciens italiens

    Ce disque, festif et brillant, illustre l’atmosphère joyeuse qui caractérise le temps de l’Avent. Ces partitions des grands maîtres italiens nous font goûter l’exaltation que les hommes et femmes du 18eme siècle pouvaient ressentir à l’approche de Noël. Vivaldi et ses contemporains se sont plu à peindre en musique les tableaux touchants et expressifs de la Nativité, mettant à contribution leur science de l’éloquence et de la rhétorique. L’exubérance baroque trouve ainsi son cadre, les émotions propres à l’esprit de Noël leur traduction sonore. En regard de ces musiques bien connues, nous terminerons le concert par l’interprétation de chants de noëls populaires collectés dans les provinces italiennes. De la Toscane à la Sicile, nous découvrirons ces miniatures musicales à la fois délicieuses et naïves, dont les mélodies nous sont finalement peu familières.

  • Programme : chaconnes, folies, tarentelles ibériques & italiennes

    Outre le maïs, la pomme de terre, la tomate et quelques richesses minérales, l’Amérique Latine nous a apporté la chaconne. L’Italie s’en saisit et en fit la ciaccona, une danse populaire ouvertement sensuelle. Déclinée sous forme de passacailles, tarentelles et autres «folies», la ciaccona utilise jusqu’à la corde la même technique : la répétition quasi hypnotique d’une même cellule rythmique, s’appuyant sur un tétracorde descendant à la basse. Dans certaines régions d’Europe comme l’Italie du sud, on prétendit même que cette répétition avait des vertus thérapeutiques (la tarentelle était sensée guérir des morsures de la tarentule). Mais le succès de ces pièces à ostinato provient, sans doute, de la liberté d’expression qu’elles procurent. En effet, constituant un repère immuable, l’ostinato joué à la basse permet à la voix ou aux instruments mélodiques de s’exprimer avec plus d’originalité et de créativité.

  • Programme : airs et duos extraits d’opéras de Vivaldi, concertos

    Qu’il s’agisse de ses élèves ou de ses interprètes, Vivaldi entretenait des relations riches et parfois ambiguës avec les femmes, dont certaines sont devenues de véritables muses. Ainsi, la mezzo-soprano Anna Girò, authentique égérie vivaldienne, fut l’interprète de très nombreux rôles de premier plan dans les opéras du compositeur vénitien. Pour le registre de soprano, Vivaldi appréciait particulièrement Benedetta Soresina, cantatrice de renommée européenne. Ces deux femmes, interprètes d’exception, inspirèrent au génie vénitien ses tableaux lyriques les plus expressifs. Il leur dédia de magnifiques arie qui sont restituées dans ce disque. Deux jeunes solistes talentueuses, finalistes du Concours international de chant baroque de Froville, incarnent la Girò et la Soresina.

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    Programme : chants de la Sibylle et noëls populaires anciens

    Oublions les mélodies de Noël célèbres que nous connaissons tous et laissons-nous transporter par un patrimoine sonore moins connu. Ce disque nous entraine dans des contrées méridionales, aux sons de Noëls populaires du pourtour méditerranéen, de l’Italie à la Catalogne, en passant par le Provence. En langue vernaculaire et en patois, ces chants traduisent l’allégresse et la joie des fêtes hivernales. Mais Noël est aussi un temps de recueillement et la tradition musicale méditerranéenne a conservé un autre héritage, celui des Chants de la Sibylle, au caractère prophétique et d’une grande intériorité. Le chœur du Concert de l’Hostel Dieu et le timbre chaleureux de la mezzo-soprano Anthea Pichanick nous font découvrir ses belles mélodies étrangères d’une autre terre.

  • Programme : Leçons de Ténèbres de F. Couperin et râgas d’Inde du Sud

    Deux cultures, deux religions, une poésie commune... Célébration de la mort du Christ, les trois Leçons de Ténèbres de François Couperin s’appuient sur un texte poétique et sombre empreint de solitude. Dans l’Inde du Nord et du Sud, la nuit a aussi son hommage musical, au travers des râgas des ténèbres. Ainsi, ce concert fait alterner l’œuvre du compositeur de Louis XIV avec un râga issu du répertoire traditionnel indien. Les mélismes de la flûte bansuri alterneront avec les deux voix de dessus baroques, dans un dialogue aérien et envoûtant.

  • Programme : Messe en ut (K 427) de W. A. Mozart - version complétée

    La Grande Messe en ut est considérée, avec le Requiem, comme l’apogée des œuvres religieuses de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette composition, promesse faite à sa femme avant leur mariage, n’a malheureusement jamais été terminée. Souvent jouée dans sa version inachevée, la Grande Messe en ut a été complétée par des musicologues comme par des interprètes. Franck-Emmanuel Comte propose une version, qui puise dans des pièces antérieures de Mozart, comme le compositeur l’avait lui-même fait pour la création de son œuvre en 1783 à Salzbourg. Une version que le Concert de l’Hostel Dieu interprète sur instruments anciens.

  • Marco Polo, carnet de mirages Aux portes de l’Orient, Venise domine le commerce méditerranéen du Moyen Âge. Marquée par ces échanges, la cité lacustre évoque alors certaines villes orientales : les marchés sont des souks où les mots arabes se mêlent au vénitien, l’architecture et l’art s’inspirent largement de l’Est… C’est ce métissage que nous évoquons musicalement, en associant le répertoire baroque italien aux mélodies persanes inspirées par la poésie soufie. Le slam de Cocteau Mot Lotov vient poser, en contrepoint littéraire, une mise en rythme d’extraits du Livre des Merveilles de Marco Polo, ce marchand vénitien célèbre pour ses récits de voyages dans cet Orient mystérieux…
  • C’est la restitution du manuscrit inédit du Stabat Mater, conservé à la Bibliothèque de Lyon, que Le Concert de l’Hostel Dieu interprète. Une version pour cinq solistes, qui dépasse le caractère éthéré que l’on connait si bien pour donner à l’œuvre une dimension dramatique et théâtrale exacerbée. Mêlées aux versets du Stabat Mater, polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines envoûtantes plongent l’auditeur dans l’univers de la Semaine sainte à Naples où se côtoient, dans les églises et sur leurs parvis, musiques sacrées et musiques profanes. Une alternance qui souligne les liens entre l’héritage populaire du sud de l’Italie et le talent cosmopolite de Pergolèse.
    "Attempts at crossover involving medieval and Renaissance repertories often fail for want of boldness […] here, the affects of different provenance demonstrate how the thing ought to be done. […]  Pergolesi comes out of it very well but it is the extraneous matter that holds the attention, culminating in a rendition of the opening verses of the Stabat Mater in plainchant ornamented according to local costom, of hair-raising intensity.

    Fabrice Fitch, Gramophone, June 2019

  • La musique de la chorégraphie hip-hop de Mourad Merzouki

    Folia : pièce pour 16 danseurs et 8 musiciens Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki Conception musicale Franck-Emmanuel Comte – Le Concert de l’Hostel Dieu

    Tarentelles napolitaines et folias virtuoses, pimentées par les musiques électroniques de Grégoire Durrande, composent l’univers sonore imaginé par Mourad Merzouki et Franck- Emmanuel Comte pour cette rencontre surprenante entre la musique baroque, les musiques électroniques et la danse hip-hop. Le dialogue entre les mondes, ligne esthétique fertile qui anime depuis toujours les créations du chorégraphe, se retrouve dans Folia.

     
  • Retrouvez le disque sur les plateforme de streaming : https://lnk.to/GBridelli_Duel_AlcinaFA   Malgré la rivalité qui existait entre les compagnies d’opéra dirigées par Haendel et Porpora à Londres (1734-1737), il y a beaucoup à dire sur la véritable nature des liens que les deux compositeurs entretenaient. Tous deux étaient considérés comme exceptionnellement originaux dans leurs choix esthétiques, chacun d’eux admirait la musique de l’autre. Leur rivalité en Grande-Bretagne produisit en quelques années des partitions mémorables, parmi lesquelles Ariodante de Haendel et Polifemo de Porpora, opéras qui furent joués simultanément dans les théâtres de la ville. La bagarre entre les deux compagnies offrit l’opportunité aux compositeurs de se rencontrer et de se découvrir l’un l’autre, de s’intéresser au goût du public et d’expérimenter de nouvelles idées, puisant leur force dans l’incroyable talent de leurs chanteurs (Farinelli, Senesino, Carestini notamment). Ce CD tente de saisir l’essence d’une relation intellectuelle complexe, propose des exemples éloquents des style des compositeurs et souligne les frontières de l’estime mutuelle que se portaient ces deux géants de l’histoire de la musique… Sur son premier album solo, la jeune et talentueuse mezzo-soprano Giuseppina Bridelli interprète avec bravoure les pages difficiles écrites pour certains des chanteurs les plus célèbres du XVIIIe siècle.