• Retrouvez le disque sur les plateforme de streaming : https://lnk.to/GBridelli_Duel_AlcinaFA   Malgré la rivalité qui existait entre les compagnies d’opéra dirigées par Haendel et Porpora à Londres (1734-1737), il y a beaucoup à dire sur la véritable nature des liens que les deux compositeurs entretenaient. Tous deux étaient considérés comme exceptionnellement originaux dans leurs choix esthétiques, chacun d’eux admirait la musique de l’autre. Leur rivalité en Grande-Bretagne produisit en quelques années des partitions mémorables, parmi lesquelles Ariodante de Haendel et Polifemo de Porpora, opéras qui furent joués simultanément dans les théâtres de la ville. La bagarre entre les deux compagnies offrit l’opportunité aux compositeurs de se rencontrer et de se découvrir l’un l’autre, de s’intéresser au goût du public et d’expérimenter de nouvelles idées, puisant leur force dans l’incroyable talent de leurs chanteurs (Farinelli, Senesino, Carestini notamment). Ce CD tente de saisir l’essence d’une relation intellectuelle complexe, propose des exemples éloquents des style des compositeurs et souligne les frontières de l’estime mutuelle que se portaient ces deux géants de l’histoire de la musique… Sur son premier album solo, la jeune et talentueuse mezzo-soprano Giuseppina Bridelli interprète avec bravoure les pages difficiles écrites pour certains des chanteurs les plus célèbres du XVIIIe siècle.
  • Marco Polo, carnet de mirages Aux portes de l’Orient, Venise domine le commerce méditerranéen du Moyen Âge. Marquée par ces échanges, la cité lacustre évoque alors certaines villes orientales : les marchés sont des souks où les mots arabes se mêlent au vénitien, l’architecture et l’art s’inspirent largement de l’Est… C’est ce métissage que nous évoquons musicalement, en associant le répertoire baroque italien aux mélodies persanes inspirées par la poésie soufie. Le slam de Cocteau Mot Lotov vient poser, en contrepoint littéraire, une mise en rythme d’extraits du Livre des Merveilles de Marco Polo, ce marchand vénitien célèbre pour ses récits de voyages dans cet Orient mystérieux…
  • C’est la restitution du manuscrit inédit du Stabat Mater, conservé à la Bibliothèque de Lyon, que Le Concert de l’Hostel Dieu interprète. Une version pour cinq solistes, qui dépasse le caractère éthéré que l’on connait si bien pour donner à l’œuvre une dimension dramatique et théâtrale exacerbée. Mêlées aux versets du Stabat Mater, polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines envoûtantes plongent l’auditeur dans l’univers de la Semaine sainte à Naples où se côtoient, dans les églises et sur leurs parvis, musiques sacrées et musiques profanes. Une alternance qui souligne les liens entre l’héritage populaire du sud de l’Italie et le talent cosmopolite de Pergolèse.
    "Attempts at crossover involving medieval and Renaissance repertories often fail for want of boldness […] here, the affects of different provenance demonstrate how the thing ought to be done. […]  Pergolesi comes out of it very well but it is the extraneous matter that holds the attention, culminating in a rendition of the opening verses of the Stabat Mater in plainchant ornamented according to local costom, of hair-raising intensity.

    Fabrice Fitch, Gramophone, June 2019

  • La musique de la chorégraphie hip-hop de Mourad Merzouki

    Folia : pièce pour 16 danseurs et 8 musiciens Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki Conception musicale Franck-Emmanuel Comte – Le Concert de l’Hostel Dieu

    Tarentelles napolitaines et folias virtuoses, pimentées par les musiques électroniques de Grégoire Durrande, composent l’univers sonore imaginé par Mourad Merzouki et Franck- Emmanuel Comte pour cette rencontre surprenante entre la musique baroque, les musiques électroniques et la danse hip-hop. Le dialogue entre les mondes, ligne esthétique fertile qui anime depuis toujours les créations du chorégraphe, se retrouve dans Folia.