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  • La musique de la chorégraphie hip-hop de Mourad Merzouki

    Folia : pièce pour 16 danseurs et 8 musiciens Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki Conception musicale Franck-Emmanuel Comte – Le Concert de l’Hostel Dieu

    Tarentelles napolitaines et folias virtuoses, pimentées par les musiques électroniques de Grégoire Durrande, composent l’univers sonore imaginé par Mourad Merzouki et Franck- Emmanuel Comte pour cette rencontre surprenante entre la musique baroque, les musiques électroniques et la danse hip-hop. Le dialogue entre les mondes, ligne esthétique fertile qui anime depuis toujours les créations du chorégraphe, se retrouve dans Folia.

     
  • C’est la restitution du manuscrit inédit du Stabat Mater, conservé à la Bibliothèque de Lyon, que Le Concert de l’Hostel Dieu interprète. Une version pour cinq solistes, qui dépasse le caractère éthéré que l’on connait si bien pour donner à l’œuvre une dimension dramatique et théâtrale exacerbée. Mêlées aux versets du Stabat Mater, polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines envoûtantes plongent l’auditeur dans l’univers de la Semaine sainte à Naples où se côtoient, dans les églises et sur leurs parvis, musiques sacrées et musiques profanes. Une alternance qui souligne les liens entre l’héritage populaire du sud de l’Italie et le talent cosmopolite de Pergolèse.
  • Marco Polo, carnet de mirages Aux portes de l’Orient, Venise domine le commerce méditerranéen du Moyen Âge. Marquée par ces échanges, la cité lacustre évoque alors certaines villes orientales : les marchés sont des souks où les mots arabes se mêlent au vénitien, l’architecture et l’art s’inspirent largement de l’Est… C’est ce métissage que nous évoquons musicalement, en associant le répertoire baroque italien aux mélodies persanes inspirées par la poésie soufie. Le slam de Cocteau Mot Lotov vient poser, en contrepoint littéraire, une mise en rythme d’extraits du Livre des Merveilles de Marco Polo, ce marchand vénitien célèbre pour ses récits de voyages dans cet Orient mystérieux…
  • Programme : Messe en ut (K 427) de W. A. Mozart - version complétée

    La Grande Messe en ut est considérée, avec le Requiem, comme l’apogée des œuvres religieuses de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette composition, promesse faite à sa femme avant leur mariage, n’a malheureusement jamais été terminée. Souvent jouée dans sa version inachevée, la Grande Messe en ut a été complétée par des musicologues comme par des interprètes. Franck-Emmanuel Comte propose une version, qui puise dans des pièces antérieures de Mozart, comme le compositeur l’avait lui-même fait pour la création de son œuvre en 1783 à Salzbourg. Une version que le Concert de l’Hostel Dieu interprète sur instruments anciens.

  • Programme : Leçons de Ténèbres de F. Couperin et râgas d’Inde du Sud

    Deux cultures, deux religions, une poésie commune... Célébration de la mort du Christ, les trois Leçons de Ténèbres de François Couperin s’appuient sur un texte poétique et sombre empreint de solitude. Dans l’Inde du Nord et du Sud, la nuit a aussi son hommage musical, au travers des râgas des ténèbres. Ainsi, ce concert fait alterner l’œuvre du compositeur de Louis XIV avec un râga issu du répertoire traditionnel indien. Les mélismes de la flûte bansuri alterneront avec les deux voix de dessus baroques, dans un dialogue aérien et envoûtant.

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    Programme : chants de la Sibylle et noëls populaires anciens

    Oublions les mélodies de Noël célèbres que nous connaissons tous et laissons-nous transporter par un patrimoine sonore moins connu. Ce disque nous entraine dans des contrées méridionales, aux sons de Noëls populaires du pourtour méditerranéen, de l’Italie à la Catalogne, en passant par le Provence. En langue vernaculaire et en patois, ces chants traduisent l’allégresse et la joie des fêtes hivernales. Mais Noël est aussi un temps de recueillement et la tradition musicale méditerranéenne a conservé un autre héritage, celui des Chants de la Sibylle, au caractère prophétique et d’une grande intériorité. Le chœur du Concert de l’Hostel Dieu et le timbre chaleureux de la mezzo-soprano Anthea Pichanick nous font découvrir ses belles mélodies étrangères d’une autre terre.

  • Programme : airs et duos extraits d’opéras de Vivaldi, concertos

    Qu’il s’agisse de ses élèves ou de ses interprètes, Vivaldi entretenait des relations riches et parfois ambiguës avec les femmes, dont certaines sont devenues de véritables muses. Ainsi, la mezzo-soprano Anna Girò, authentique égérie vivaldienne, fut l’interprète de très nombreux rôles de premier plan dans les opéras du compositeur vénitien. Pour le registre de soprano, Vivaldi appréciait particulièrement Benedetta Soresina, cantatrice de renommée européenne. Ces deux femmes, interprètes d’exception, inspirèrent au génie vénitien ses tableaux lyriques les plus expressifs. Il leur dédia de magnifiques arie qui sont restituées dans ce disque. Deux jeunes solistes talentueuses, finalistes du Concours international de chant baroque de Froville, incarnent la Girò et la Soresina.

  • Programme : chaconnes, folies, tarentelles ibériques & italiennes

    Outre le maïs, la pomme de terre, la tomate et quelques richesses minérales, l’Amérique Latine nous a apporté la chaconne. L’Italie s’en saisit et en fit la ciaccona, une danse populaire ouvertement sensuelle. Déclinée sous forme de passacailles, tarentelles et autres «folies», la ciaccona utilise jusqu’à la corde la même technique : la répétition quasi hypnotique d’une même cellule rythmique, s’appuyant sur un tétracorde descendant à la basse. Dans certaines régions d’Europe comme l’Italie du sud, on prétendit même que cette répétition avait des vertus thérapeutiques (la tarentelle était sensée guérir des morsures de la tarentule). Mais le succès de ces pièces à ostinato provient, sans doute, de la liberté d’expression qu’elles procurent. En effet, constituant un repère immuable, l’ostinato joué à la basse permet à la voix ou aux instruments mélodiques de s’exprimer avec plus d’originalité et de créativité.

  • Programme : Vivaldi, Scarlatti, Corelli, noëls populaires anciens italiens

    Ce disque, festif et brillant, illustre l’atmosphère joyeuse qui caractérise le temps de l’Avent. Ces partitions des grands maîtres italiens nous font goûter l’exaltation que les hommes et femmes du 18eme siècle pouvaient ressentir à l’approche de Noël. Vivaldi et ses contemporains se sont plu à peindre en musique les tableaux touchants et expressifs de la Nativité, mettant à contribution leur science de l’éloquence et de la rhétorique. L’exubérance baroque trouve ainsi son cadre, les émotions propres à l’esprit de Noël leur traduction sonore. En regard de ces musiques bien connues, nous terminerons le concert par l’interprétation de chants de noëls populaires collectés dans les provinces italiennes. De la Toscane à la Sicile, nous découvrirons ces miniatures musicales à la fois délicieuses et naïves, dont les mélodies nous sont finalement peu familières.

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    Programme : Stabat Mater de Pergolèse et polyphonies traditionnelles napolitaines

    De nos jours, le visiteur sera surpris de voir combien les traditions musicales et religieuses perdurent au cours de la Semaine Sainte à Naples et dans les environs. Processions et festivités de toutes sortes accompagnent les services religieux dans une ambiance populaire où sacré et profane se mêlent allègrement. Ainsi se côtoient musiques sacrée savantes et populaires, mais aussi musiques profanes telles que des tarentelles scandées des heures durant sur le parvis des églises, alors même que les offices se déroulent à quelques mètres. Pour nous replonger dans l’atmosphère particulière de cette fête religieuse, Le Concert de l’Hostel Dieu a choisi d’associer au Stabat Mater de Pergolèse quelques polyphonies napolitaines et tarentelles, entendues et notées lors de la Semaine Sainte à Naples et dans la région des Pouilles. L’ensemble s’appuie sur une source manuscrite conservée dans le fonds ancien de la Bibliothèque Municipale de Lyon.

  • Programme : madrigaux et airs de Monteverdi et chants chrétiens arabes

    Les poèmes de Torquato Tasso furent pour toute une génération de musiciens un vaste terrain d’inspiration. Illuminé par cet Orient mystérieux qui fascine, le Tasse peint les épisodes les plus expressifs de la grande épopée des croisades. Sans occulter l’aspect sanglant et guerrier de ce siècle plein de fureur, les croisades sont aussi le théâtre de la rencontre de deux cultures qui, à cette occasion, se mêlent et se séduisent. Génie du premier baroque, Monteverdi sut exprimer, mieux que quiconque, cet Orient idéalisé, autant à travers les pièces a voce sola que dans leur transcription polyphonique. Ainsi, le sublime Pianto della Madonna trouve-t-il avec bonheur son écho magnifié dans le Lamento d’Arianna. Dans le recueil la Sestina, on appréciera également un des sommets de l’art madrigalesque : le magnifique Lagrime d’amante al sepolcro dell’amata.

  • Programme : Miserere d’Allegri, Miserere, De Profundis, Exultate Jubilate et Regina Caeli de Mozart

    Entre 1769 et 1773, Mozart effectue trois voyages en Italie. À la différence du grand circuit européen précédent, destiné à révéler au monde le jeune prodige, les déplacements italiens ont pour but de parachever sa formation de compositeur. Sa vaste correspondance nous révèle les grandes étapes de ce parcours dans la patrie de Dante et Pétrarque : Vérone, Mantoue, Milan, Bologne, Naples, Venise et surtout Rome. La Ville Éternelle le subjugue. C’est l’enseignement du Père Martini qui lui permet de mettre un terme brillant à sa formation. Sous ses encouragements, il compose ses premiers opéras seria et corrige quelques maladresses juvéniles dans son Miserere à voix d’hommes. C’est de ces voyages en Italie que date la composition de deux de ses plus beaux motets : Exultate Jubilate et Regina Cæli, œuvres lumineuses et jubilantes, dans lesquelles le génie mozartien se manifeste déjà, dans toute sa maturité.