Mad World

Mad World

Danser sous l'orage

Mad World explore un monde vivant et imparfait, où l’ordre vacille sous la pression des forces déstabilisatrices des éléments et des antagonismes humains. Comme une nature en débordement, la musique y progresse par secousses : tempêtes soudaines, vents contraires, marées qui submergent les rivages, paysages en mutation constante. À l’image de notre monde contemporain soumis aux caprices des autocrates et des ingénieurs du chaos, les éléments se déchaînent et révèlent, dans leur excès, une troublante beauté.

De Vivaldi à Haendel, de Purcell à Rameau, jusqu’aux résonances contemporaines des songs de Tears for fears et Sinèad O’Connor, Mad World traverse des états extrêmes où la folie du monde rejoint celle des éléments : la fureur éclate comme l’orage (Furie terribiliIn furore iustissimae irae), le deuil s’étend comme une nuit sans fin (With darkness), l’errance devient dérive au large, livrée aux vents et aux courants (Leave her Johnny). Les danses de Playford ou les évocations poétiques de Graupner apparaissent alors, comme de brèves accalmies, éclaircies fragiles au cœur d’un climat instable.

Le Concert de l’Hostel Dieu fait entendre ici, un monde où nature et humanité se confondent dans un même vertige, entre crues émotionnelles, tempêtes et dérèglement du cœur et des éléments. Dans ce paysage traversé de forces contraires, la folie n’est plus une rupture mais un état du monde ou la musique résonne davantage comme une invitation à danser sous l’orage, plutôt qu’à en attendre la fin.

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