• Programme : Messe en ut (K 427) de W. A. Mozart - version complétée

    La Grande Messe en ut est considérée, avec le Requiem, comme l’apogée des œuvres religieuses de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette composition, promesse faite à sa femme avant leur mariage, n’a malheureusement jamais été terminée. Souvent jouée dans sa version inachevée, la Grande Messe en ut a été complétée par des musicologues comme par des interprètes. Franck-Emmanuel Comte propose une version, qui puise dans des pièces antérieures de Mozart, comme le compositeur l’avait lui-même fait pour la création de son œuvre en 1783 à Salzbourg. Une version que le Concert de l’Hostel Dieu interprète sur instruments anciens.

  • Programme : airs et duos extraits d’opéras de Vivaldi, concertos

    Qu’il s’agisse de ses élèves ou de ses interprètes, Vivaldi entretenait des relations riches et parfois ambiguës avec les femmes, dont certaines sont devenues de véritables muses. Ainsi, la mezzo-soprano Anna Girò, authentique égérie vivaldienne, fut l’interprète de très nombreux rôles de premier plan dans les opéras du compositeur vénitien. Pour le registre de soprano, Vivaldi appréciait particulièrement Benedetta Soresina, cantatrice de renommée européenne. Ces deux femmes, interprètes d’exception, inspirèrent au génie vénitien ses tableaux lyriques les plus expressifs. Il leur dédia de magnifiques arie qui sont restituées dans ce disque. Deux jeunes solistes talentueuses, finalistes du Concours international de chant baroque de Froville, incarnent la Girò et la Soresina.

  • Programme : Vivaldi, Scarlatti, Corelli, noëls populaires anciens italiens

    Ce disque, festif et brillant, illustre l’atmosphère joyeuse qui caractérise le temps de l’Avent. Ces partitions des grands maîtres italiens nous font goûter l’exaltation que les hommes et femmes du 18eme siècle pouvaient ressentir à l’approche de Noël. Vivaldi et ses contemporains se sont plu à peindre en musique les tableaux touchants et expressifs de la Nativité, mettant à contribution leur science de l’éloquence et de la rhétorique. L’exubérance baroque trouve ainsi son cadre, les émotions propres à l’esprit de Noël leur traduction sonore. En regard de ces musiques bien connues, nous terminerons le concert par l’interprétation de chants de noëls populaires collectés dans les provinces italiennes. De la Toscane à la Sicile, nous découvrirons ces miniatures musicales à la fois délicieuses et naïves, dont les mélodies nous sont finalement peu familières.

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    Programme : Stabat Mater de Pergolèse et polyphonies traditionnelles napolitaines

    De nos jours, le visiteur sera surpris de voir combien les traditions musicales et religieuses perdurent au cours de la Semaine Sainte à Naples et dans les environs. Processions et festivités de toutes sortes accompagnent les services religieux dans une ambiance populaire où sacré et profane se mêlent allègrement. Ainsi se côtoient musiques sacrée savantes et populaires, mais aussi musiques profanes telles que des tarentelles scandées des heures durant sur le parvis des églises, alors même que les offices se déroulent à quelques mètres. Pour nous replonger dans l’atmosphère particulière de cette fête religieuse, Le Concert de l’Hostel Dieu a choisi d’associer au Stabat Mater de Pergolèse quelques polyphonies napolitaines et tarentelles, entendues et notées lors de la Semaine Sainte à Naples et dans la région des Pouilles. L’ensemble s’appuie sur une source manuscrite conservée dans le fonds ancien de la Bibliothèque Municipale de Lyon.

  • Programme : madrigaux et airs de Monteverdi et chants chrétiens arabes

    Les poèmes de Torquato Tasso furent pour toute une génération de musiciens un vaste terrain d’inspiration. Illuminé par cet Orient mystérieux qui fascine, le Tasse peint les épisodes les plus expressifs de la grande épopée des croisades. Sans occulter l’aspect sanglant et guerrier de ce siècle plein de fureur, les croisades sont aussi le théâtre de la rencontre de deux cultures qui, à cette occasion, se mêlent et se séduisent. Génie du premier baroque, Monteverdi sut exprimer, mieux que quiconque, cet Orient idéalisé, autant à travers les pièces a voce sola que dans leur transcription polyphonique. Ainsi, le sublime Pianto della Madonna trouve-t-il avec bonheur son écho magnifié dans le Lamento d’Arianna. Dans le recueil la Sestina, on appréciera également un des sommets de l’art madrigalesque : le magnifique Lagrime d’amante al sepolcro dell’amata.

  • Programme : Miserere d’Allegri, Miserere, De Profundis, Exultate Jubilate et Regina Caeli de Mozart

    Entre 1769 et 1773, Mozart effectue trois voyages en Italie. À la différence du grand circuit européen précédent, destiné à révéler au monde le jeune prodige, les déplacements italiens ont pour but de parachever sa formation de compositeur. Sa vaste correspondance nous révèle les grandes étapes de ce parcours dans la patrie de Dante et Pétrarque : Vérone, Mantoue, Milan, Bologne, Naples, Venise et surtout Rome. La Ville Éternelle le subjugue. C’est l’enseignement du Père Martini qui lui permet de mettre un terme brillant à sa formation. Sous ses encouragements, il compose ses premiers opéras seria et corrige quelques maladresses juvéniles dans son Miserere à voix d’hommes. C’est de ces voyages en Italie que date la composition de deux de ses plus beaux motets : Exultate Jubilate et Regina Cæli, œuvres lumineuses et jubilantes, dans lesquelles le génie mozartien se manifeste déjà, dans toute sa maturité.

  • Programme : airs, duos, symphonies extraits d’opéras et de masques de H. Purcell

    La rencontre du théâtre de Shakespeare et de la musique de Purcell conduira à la création de chefs-d’œuvre du théâtre musical tels que The Fairy Queen, Timon of Athens ou bien encore The Tempest. Ces « semi-opéras » ou « masques » proposent des univers tout à fait originaux, colorés et baroques. Œuvres en apparence hétérogènes, ces grandes fresques réservent des moments d’une rare poésie où toute la complexité et la richesse de l’œuvre de Shakespeare apparaissent de manière évidente. En osmose parfaite avec le poète, Purcell compose des intermèdes musicaux d’une inventivité rare qui laisse à tout auditeur une impression de grande liberté.

  • Programme : O’Carolan, tunes, jiggs, laments et reels traditionnels irlandais

    À mi-chemin entre musique traditionnelle et musique savante, le monde imaginaire de O’Carolan se situe à la croisée de la littérature onirique irlandaise et de l’univers poétique de Purcell et Shakespeare. De par ses pérégrinations, il découvre les œuvres des musiciens italiens bien en cour, tel le violoniste Geminiani. Aussi, sa musique se fait bien souvent le reflet de deux mondes que tout semble opposer. Parfaitement illustrée par la chanson The Fairy Queen, inspirée du Songe d’une nuit d’été, la musique de O’Carolan reflète ses diverses et changeantes humeurs : la lamentation sur un ami défunt, la nostalgie d’un amour perdu, la féerie d’un rêve fugitif ou encore l’ambiance festive d’une taverne !

  • Programme : Il Martirio di Sant’Orsola d’Alessandro Scarlatti

    Un manuscrit unique et inédit ! Il Martirio di Sant’Orsola fut probablement écrit et chanté à Rome entre 1695 et 1700. L’identification de l’auteur du livret et les circonstances de composition demeurent inconnues. La partition manuscrite et ses parties séparées, conservées à la Bibliothèque Municipale de Lyon et restituée ici, est en effet l’unique version européenne de l’œuvre. Elle a été copiée pour l’Académie des Beaux-arts de Lyon à qui elle appartenait, probablement par des amateurs rapportant de leurs voyages transalpins de nombreuses œuvres, comme en témoigne l’importance de la musique italienne dans les fonds lyonnais. Les oratorios de Scarlatti furent joués de 1718 à 1731 à l’Académie

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    Programme : Dixit Dominus, Gloria, Nisi Dominus de Haendel

    Voyageur épris d’aventures et véritable européen, Haendel ou Giorgio-Federico Haendel - ainsi nommé par la société musicale romaine - passa quatre ans dans la cité des Barberini (Rome), quatre années qui influencèrent durablement son développement artistique. Il en fût ainsi pour nombre de ses compatriotes tels que Schütz, Hasse, Goethe. Chacun de ces artistes, nés en Allemagne, réagit à sa propre manière au contact de l’Italie, mais dans tous les cas c’est par la vitalité, la vivacité de ses couleurs, par son art, sa musique, et son architecture qu’elle les marqua de son empreinte. Ainsi, le luthérien Haendel composa à Rome une douzaine de motets latins qui furent probablement exécutés aux vêpres de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel. Dans ces pages brillantes et vives, le jeune Haendel montre son étonnante capacité d’assimilation du style italien, dont il s’inspirera par la suite dans nombre de ses oratorios anglais.

  • Programme : airs, duos, trios et cantates de Stradella

    Le compositeur Alessandro Stradella représente sans doute une des figures plus fascinantes dans le vaste univers de la musique baroque italienne du XVIIe siècle. Séducteur, aventurier et versatile, l'homme n'en est pas moins compositeur de génie. Son œuvre, vaste et variée, comporte de véritables trésors qu'il convient de redécouvrir. La Bibliothèque municipale de Lyon conserve quelques-uns de ces chefs-d’œuvre qui nous permettent d'entrevoir un homme plus sincère que ses frasques ne le laissent supposer...

  • ffff teleramaProgramme : Alceste de Georg Friedrich Haendel

    Haendel compose Alceste à la demande John Rich, directeur du théâtre de Covent Garden, pour illustrer une pièce de Tobias Smolett. Pour des raisons mystérieuses, le spectacle ne voit jamais le jour et le compositeur réutilise son travail dans d’autres œuvres. Aujourd’hui, seuls les textes mis en musique par Haendel ont été retrouvés. Alceste offre sa mort en échange d’une vie plus longue pour son mari Admète. Hercule, frappé par la dévotion d’Alceste, rend la vie aux deux époux.