• Programme : airs et duos extraits d’opéras de Vivaldi, concertos

    Qu’il s’agisse de ses élèves ou de ses interprètes, Vivaldi entretenait des relations riches et parfois ambiguës avec les femmes, dont certaines sont devenues de véritables muses. Ainsi, la mezzo-soprano Anna Girò, authentique égérie vivaldienne, fut l’interprète de très nombreux rôles de premier plan dans les opéras du compositeur vénitien. Pour le registre de soprano, Vivaldi appréciait particulièrement Benedetta Soresina, cantatrice de renommée européenne. Ces deux femmes, interprètes d’exception, inspirèrent au génie vénitien ses tableaux lyriques les plus expressifs. Il leur dédia de magnifiques arie qui sont restituées dans ce disque. Deux jeunes solistes talentueuses, finalistes du Concours international de chant baroque de Froville, incarnent la Girò et la Soresina.

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    Programme : chants de la Sibylle et noëls populaires anciens

    Oublions les mélodies de Noël célèbres que nous connaissons tous et laissons-nous transporter par un patrimoine sonore moins connu. Ce disque nous entraine dans des contrées méridionales, aux sons de Noëls populaires du pourtour méditerranéen, de l’Italie à la Catalogne, en passant par le Provence. En langue vernaculaire et en patois, ces chants traduisent l’allégresse et la joie des fêtes hivernales. Mais Noël est aussi un temps de recueillement et la tradition musicale méditerranéenne a conservé un autre héritage, celui des Chants de la Sibylle, au caractère prophétique et d’une grande intériorité. Le chœur du Concert de l’Hostel Dieu et le timbre chaleureux de la mezzo-soprano Anthea Pichanick nous font découvrir ses belles mélodies étrangères d’une autre terre.

  • Programme : Leçons de Ténèbres de F. Couperin et râgas d’Inde du Sud

    Deux cultures, deux religions, une poésie commune... Célébration de la mort du Christ, les trois Leçons de Ténèbres de François Couperin s’appuient sur un texte poétique et sombre empreint de solitude. Dans l’Inde du Nord et du Sud, la nuit a aussi son hommage musical, au travers des râgas des ténèbres. Ainsi, ce concert fait alterner l’œuvre du compositeur de Louis XIV avec un râga issu du répertoire traditionnel indien. Les mélismes de la flûte bansuri alterneront avec les deux voix de dessus baroques, dans un dialogue aérien et envoûtant.

  • Programme : Messe en ut (K 427) de W. A. Mozart - version complétée

    La Grande Messe en ut est considérée, avec le Requiem, comme l’apogée des œuvres religieuses de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette composition, promesse faite à sa femme avant leur mariage, n’a malheureusement jamais été terminée. Souvent jouée dans sa version inachevée, la Grande Messe en ut a été complétée par des musicologues comme par des interprètes. Franck-Emmanuel Comte propose une version, qui puise dans des pièces antérieures de Mozart, comme le compositeur l’avait lui-même fait pour la création de son œuvre en 1783 à Salzbourg. Une version que le Concert de l’Hostel Dieu interprète sur instruments anciens.

  • Marco Polo, carnet de mirages Aux portes de l’Orient, Venise domine le commerce méditerranéen du Moyen Âge. Marquée par ces échanges, la cité lacustre évoque alors certaines villes orientales : les marchés sont des souks où les mots arabes se mêlent au vénitien, l’architecture et l’art s’inspirent largement de l’Est… C’est ce métissage que nous évoquons musicalement, en associant le répertoire baroque italien aux mélodies persanes inspirées par la poésie soufie. Le slam de Cocteau Mot Lotov vient poser, en contrepoint littéraire, une mise en rythme d’extraits du Livre des Merveilles de Marco Polo, ce marchand vénitien célèbre pour ses récits de voyages dans cet Orient mystérieux…
  • C’est la restitution du manuscrit inédit du Stabat Mater, conservé à la Bibliothèque de Lyon, que Le Concert de l’Hostel Dieu interprète. Une version pour cinq solistes, qui dépasse le caractère éthéré que l’on connait si bien pour donner à l’œuvre une dimension dramatique et théâtrale exacerbée. Mêlées aux versets du Stabat Mater, polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines envoûtantes plongent l’auditeur dans l’univers de la Semaine sainte à Naples où se côtoient, dans les églises et sur leurs parvis, musiques sacrées et musiques profanes. Une alternance qui souligne les liens entre l’héritage populaire du sud de l’Italie et le talent cosmopolite de Pergolèse.
    "Attempts at crossover involving medieval and Renaissance repertories often fail for want of boldness […] here, the affects of different provenance demonstrate how the thing ought to be done. […]  Pergolesi comes out of it very well but it is the extraneous matter that holds the attention, culminating in a rendition of the opening verses of the Stabat Mater in plainchant ornamented according to local costom, of hair-raising intensity.

    Fabrice Fitch, Gramophone, June 2019

  • La musique de la chorégraphie hip-hop de Mourad Merzouki

    Folia : pièce pour 16 danseurs et 8 musiciens Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki Conception musicale Franck-Emmanuel Comte – Le Concert de l’Hostel Dieu

    Tarentelles napolitaines et folias virtuoses, pimentées par les musiques électroniques de Grégoire Durrande, composent l’univers sonore imaginé par Mourad Merzouki et Franck- Emmanuel Comte pour cette rencontre surprenante entre la musique baroque, les musiques électroniques et la danse hip-hop. Le dialogue entre les mondes, ligne esthétique fertile qui anime depuis toujours les créations du chorégraphe, se retrouve dans Folia.

     
  • Retrouvez le disque sur les plateforme de streaming : https://lnk.to/GBridelli_Duel_AlcinaFA   Malgré la rivalité qui existait entre les compagnies d’opéra dirigées par Haendel et Porpora à Londres (1734-1737), il y a beaucoup à dire sur la véritable nature des liens que les deux compositeurs entretenaient. Tous deux étaient considérés comme exceptionnellement originaux dans leurs choix esthétiques, chacun d’eux admirait la musique de l’autre. Leur rivalité en Grande-Bretagne produisit en quelques années des partitions mémorables, parmi lesquelles Ariodante de Haendel et Polifemo de Porpora, opéras qui furent joués simultanément dans les théâtres de la ville. La bagarre entre les deux compagnies offrit l’opportunité aux compositeurs de se rencontrer et de se découvrir l’un l’autre, de s’intéresser au goût du public et d’expérimenter de nouvelles idées, puisant leur force dans l’incroyable talent de leurs chanteurs (Farinelli, Senesino, Carestini notamment). Ce CD tente de saisir l’essence d’une relation intellectuelle complexe, propose des exemples éloquents des style des compositeurs et souligne les frontières de l’estime mutuelle que se portaient ces deux géants de l’histoire de la musique… Sur son premier album solo, la jeune et talentueuse mezzo-soprano Giuseppina Bridelli interprète avec bravoure les pages difficiles écrites pour certains des chanteurs les plus célèbres du XVIIIe siècle.