Vivaldi, Divina Stella
Le jeu de l’ombre et de la lumière dans l’œuvre sacrée de Vivaldi
Concerto pour cordes en sol mineur RV 141
I. Allegro
II. Andante molto
III. Allegro molto
Longe mala, umbrae, terrores
Motet pour voix, cordes et continuo en sol mineur (RV 629)
I. Aria: Longe mala, umbrae, terrores (Allegro)
II. Recitative: Recedite, nubes et fulguras
III. Aria : Descende o coeli vos (Largo)
IV. Alleluja
Concerto pour cordes en ré mineur RV 127
I.Allegro
II.Largo
III. Allegro
Sum in medio tempestatum
Motet pour voix, cordes et continuo en fa majeur (RV 632)
I. Aria: Sum in medio tempestatum
II. Recitative: Quid Ergo faciam
III. Aria: Semper maesta –
IV. Alleluja
Concerto pour violon et cordes en ré majeur RV 222 (extrait)
Andante
In turbato mare irato
Motet pour voix, cordes et continuo en sol majeur (RV 627)
I. Aria: In turbato mare irato (Allegro)
II. Recitative: Splende serena
III. Aria: Resplende, bella (Larghetto)
IV. Alleluja
Blandine de Sansal, mezzo-soprano
Le Concert de l’Hostel Dieu
Franck-Emmanuel Comte, clavecin et direction
Reynier Guerrero, violon
André Costa, violon
Martyna Grabowska, alto
Clara Fellmann, violoncelle
Nicolas Janot, contrebasse
Morgan Marquié, théorbe et guitare
Franck Dusseux, création lumières
Si notre époque contemporaine n’est pas avare en crises et menaces, la décennie où Vivaldi composa les œuvres de notre programme n’ont rien à envier au temps présent. Autour des années 1720, les événements sombres ne permettent pas encore de qualifier le siècle de Vivaldi de « siècle des lumières ». Les soubresauts de la Guerre de succession au trône d’Espagne – véritable bain de sang à l’échelle de l’Europe – les épidémies encore nombreuses de peste et de variole, la violence orchestrée par les dictateurs, en font un temps où règne avant tout l’angoisse.
Les motets de Vivaldi, composés pour la plupart pour les filles de la Pietà, anges de lumières sur terre, sont l’incarnation musicale de ces espoirs. Tempêtes et bourrasques musicales présentent en nombre dans ces miniatures lyriques, métaphores de ces turbulences qui accablent l’humanité, précèdent l’apparition de la lumière. Car dans les convulsions de la nature inquiète, luit déjà la Divina Stella, l’étoile divine qui éclaire l’humanité. Ce clair-obscur qui habite les œuvres de notre sélection, vibrantes et théâtrales, nous enseignent la patience et la confiance en des jours meilleurs, ou la musique guidera les âmes inquiètes.
Resplende, bella
Divina stella
Et non timebo
Mortis horrores
Resplendit, bella
Divine étoile
Et je n’aurai pas peur
Des horreurs de la mort
EN IMAGES

© William Sundfor

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Création à Lyon, à la Chapelle de la Trinité, le 15 octobre 2025