• Programme : O’Carolan, tunes, jiggs, laments et reels traditionnels irlandais

    À mi-chemin entre musique traditionnelle et musique savante, le monde imaginaire de O’Carolan se situe à la croisée de la littérature onirique irlandaise et de l’univers poétique de Purcell et Shakespeare. De par ses pérégrinations, il découvre les œuvres des musiciens italiens bien en cour, tel le violoniste Geminiani. Aussi, sa musique se fait bien souvent le reflet de deux mondes que tout semble opposer. Parfaitement illustrée par la chanson The Fairy Queen, inspirée du Songe d’une nuit d’été, la musique de O’Carolan reflète ses diverses et changeantes humeurs : la lamentation sur un ami défunt, la nostalgie d’un amour perdu, la féerie d’un rêve fugitif ou encore l’ambiance festive d’une taverne !

  • Stock épuisé

    Programme : Stabat Mater de Pergolèse et polyphonies traditionnelles napolitaines

    De nos jours, le visiteur sera surpris de voir combien les traditions musicales et religieuses perdurent au cours de la Semaine Sainte à Naples et dans les environs. Processions et festivités de toutes sortes accompagnent les services religieux dans une ambiance populaire où sacré et profane se mêlent allègrement. Ainsi se côtoient musiques sacrée savantes et populaires, mais aussi musiques profanes telles que des tarentelles scandées des heures durant sur le parvis des églises, alors même que les offices se déroulent à quelques mètres. Pour nous replonger dans l’atmosphère particulière de cette fête religieuse, Le Concert de l’Hostel Dieu a choisi d’associer au Stabat Mater de Pergolèse quelques polyphonies napolitaines et tarentelles, entendues et notées lors de la Semaine Sainte à Naples et dans la région des Pouilles. L’ensemble s’appuie sur une source manuscrite conservée dans le fonds ancien de la Bibliothèque Municipale de Lyon.

  • C’est la restitution du manuscrit inédit du Stabat Mater, conservé à la Bibliothèque de Lyon, que Le Concert de l’Hostel Dieu interprète. Une version pour cinq solistes, qui dépasse le caractère éthéré que l’on connait si bien pour donner à l’œuvre une dimension dramatique et théâtrale exacerbée. Mêlées aux versets du Stabat Mater, polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines envoûtantes plongent l’auditeur dans l’univers de la Semaine sainte à Naples où se côtoient, dans les églises et sur leurs parvis, musiques sacrées et musiques profanes. Une alternance qui souligne les liens entre l’héritage populaire du sud de l’Italie et le talent cosmopolite de Pergolèse.
    "Attempts at crossover involving medieval and Renaissance repertories often fail for want of boldness […] here, the affects of different provenance demonstrate how the thing ought to be done. […]  Pergolesi comes out of it very well but it is the extraneous matter that holds the attention, culminating in a rendition of the opening verses of the Stabat Mater in plainchant ornamented according to local costom, of hair-raising intensity.

    Fabrice Fitch, Gramophone, June 2019

  • Programme : Il Martirio di Sant’Orsola d’Alessandro Scarlatti

    Un manuscrit unique et inédit ! Il Martirio di Sant’Orsola fut probablement écrit et chanté à Rome entre 1695 et 1700. L’identification de l’auteur du livret et les circonstances de composition demeurent inconnues. La partition manuscrite et ses parties séparées, conservées à la Bibliothèque Municipale de Lyon et restituée ici, est en effet l’unique version européenne de l’œuvre. Elle a été copiée pour l’Académie des Beaux-arts de Lyon à qui elle appartenait, probablement par des amateurs rapportant de leurs voyages transalpins de nombreuses œuvres, comme en témoigne l’importance de la musique italienne dans les fonds lyonnais. Les oratorios de Scarlatti furent joués de 1718 à 1731 à l’Académie

  • Programme : airs, duos, trios et cantates de Stradella

    Le compositeur Alessandro Stradella représente sans doute une des figures plus fascinantes dans le vaste univers de la musique baroque italienne du XVIIe siècle. Séducteur, aventurier et versatile, l'homme n'en est pas moins compositeur de génie. Son œuvre, vaste et variée, comporte de véritables trésors qu'il convient de redécouvrir. La Bibliothèque municipale de Lyon conserve quelques-uns de ces chefs-d’œuvre qui nous permettent d'entrevoir un homme plus sincère que ses frasques ne le laissent supposer...

  • Stock épuisé
    Programme : chants de la Sibylle et noëls populaires anciens

    Oublions les mélodies de Noël célèbres que nous connaissons tous et laissons-nous transporter par un patrimoine sonore moins connu. Ce disque nous entraine dans des contrées méridionales, aux sons de Noëls populaires du pourtour méditerranéen, de l’Italie à la Catalogne, en passant par le Provence. En langue vernaculaire et en patois, ces chants traduisent l’allégresse et la joie des fêtes hivernales. Mais Noël est aussi un temps de recueillement et la tradition musicale méditerranéenne a conservé un autre héritage, celui des Chants de la Sibylle, au caractère prophétique et d’une grande intériorité. Le chœur du Concert de l’Hostel Dieu et le timbre chaleureux de la mezzo-soprano Anthea Pichanick nous font découvrir ses belles mélodies étrangères d’une autre terre.

  • Programme : airs et duos extraits d’opéras de Vivaldi, concertos

    Qu’il s’agisse de ses élèves ou de ses interprètes, Vivaldi entretenait des relations riches et parfois ambiguës avec les femmes, dont certaines sont devenues de véritables muses. Ainsi, la mezzo-soprano Anna Girò, authentique égérie vivaldienne, fut l’interprète de très nombreux rôles de premier plan dans les opéras du compositeur vénitien. Pour le registre de soprano, Vivaldi appréciait particulièrement Benedetta Soresina, cantatrice de renommée européenne. Ces deux femmes, interprètes d’exception, inspirèrent au génie vénitien ses tableaux lyriques les plus expressifs. Il leur dédia de magnifiques arie qui sont restituées dans ce disque. Deux jeunes solistes talentueuses, finalistes du Concours international de chant baroque de Froville, incarnent la Girò et la Soresina.

  • Programme : Vivaldi, Scarlatti, Corelli, noëls populaires anciens italiens

    Ce disque, festif et brillant, illustre l’atmosphère joyeuse qui caractérise le temps de l’Avent. Ces partitions des grands maîtres italiens nous font goûter l’exaltation que les hommes et femmes du 18eme siècle pouvaient ressentir à l’approche de Noël. Vivaldi et ses contemporains se sont plu à peindre en musique les tableaux touchants et expressifs de la Nativité, mettant à contribution leur science de l’éloquence et de la rhétorique. L’exubérance baroque trouve ainsi son cadre, les émotions propres à l’esprit de Noël leur traduction sonore. En regard de ces musiques bien connues, nous terminerons le concert par l’interprétation de chants de noëls populaires collectés dans les provinces italiennes. De la Toscane à la Sicile, nous découvrirons ces miniatures musicales à la fois délicieuses et naïves, dont les mélodies nous sont finalement peu familières.