Stradella, Ange ou Démon ?
La pérégrination de Stradella, personnage fantasque et sulfureux, n’est pas un voyage de tout repos. Il fuit les lames de spadassins jetés à ses trousses par un mari jaloux ! Ainsi nait la légende d’Alessandro Stradella, musicien fantasque et Casanova tragique. Sur les pas de ce compositeur génial et un peu oublié, c’est l’Italie musicale du 17ème siècle que nous découvrons : Rome, Naples et Venise sont autant d’étapes où l’exubérance du baroque italien trouve mille façons d’exprimer en musique la joie, le désir, la peine,… sous la plume de Stradella et de quelques unes des compositrices, admiratrices peut-être de ce séducteur invétéré. En contrepoint des plus belles mélodies du Seicento, quelques grands crus de notre patrimoine œnologique sont proposés à la dégustation.
Interprètes
Marina Venant, soprano
Etienne Galletier, théorbe
Luc Gaugler, viole de gambe
Franck-Emmanuel Comte, clavecin
Programme
Lamenti, arie, tarentelles et chacones de Barbara Strozzi, Antonia Bembo, Alessandro Stradella
Soirée privée
Ce programme, intime et didactique, peut-être donné chez vous, dans votre salon pour une soirée privée.
Pour connaître les conditions, merci de prendre contact.
La Susanna / Stradella
« J’ai été porté jusqu’à l’extase par les symphonies, par la variété des arias, par le raffinement exquis du récitatif et par la diversité et l’imprévu des thèmes musicaux ainsi que par l’originalité exceptionnelle de la basse continue » (Lettre d’un gentilhomme ayant assisté à la Première de La Susanna)
Le poète Giardini a rédigé le livret en se basant sur le récit biblique de Susanne, tiré du chapitre 13 du Livre de Daniel. Deux vieux juges désirent en secret la belle et vertueuse Susanne. Alors qu’elle s’apprête à se baigner dans son jardin, les deux vieillards qui l’espionnaient tentent de la violer. Susanne appelle à l’aide. Ils prétendent alors qu’ils l’ont surprise avec un jeune amant qui a réussi à s’enfuir. Condamnée, elle implore dans sa prison, l’aide céleste. Le jeune prophète Daniel lui vient en secours. Il interroge les juges séparément. Les deux versions sont différentes ; la jeune fille est déclarée innocente et les deux juges sont condamnés à mort.
Interprètes
Le Concert de l’Hostel Dieu - Ensemble instrumental et vocal
Académie de musique baroque de Pommiers
François Costa et Claire Létoré, violons
Gwenaël Bihan, flûte
Luc Gaugler,
viole
Bérangère Sardin, harpe
Etienne Galletier, théorbe
Florent Mayet, violone
Sébastien Roué, orgue
Jacques Chambon, récitant
Franck-Emmanuel Comte, clavecin et direction
Programme
La Susanna, oratorio en deux parties d’Antonio Stradella (1644-1682), version de concert avec récitant
En co-réalisation avec l’Académie de musique baroque de Pommiers et l’Eté Musical (42)
Vivaldi, maschere musicali
Le masque vénitien est un des symboles de la Sérénissime. Au-delà du folklore et des clichés, le masque se rattache bien sûr au temps du Carnaval mais aussi à l’art lyrique, lequel fait la part belle, tout au long de l’époque baroque, aux castrats, qui troublent et fascinent. Ils ont su jouer de leur ambiguïté de registre autant que de leur identité sexuelle pour s’attirer l’admiration de tous. Le masque, symbole de ce cache-cache musical, théâtral et psychologique est l’artifice par excellence permettant de susciter le fantasme. Ce sera le thème de ce programme vénitien, dans lequel nos trois contre-ténors feront assaut de vocalises et d’artifices musicaux pour nous faire revivre, le temps d’une soirée, la magie et le mystère des voix de castrats, leur lointains et étonnants inspirateurs.
Interprètes
Christophe Baska, Paulin Bündgen et Gabriel Jublin, contre-ténors
François Costa et Béatrice Linon, violons
Myriam Bis, alto
Annabelle Luis, violoncelle
Nicolas Muzy, théorbe
Nolwenn Le Guern, violone
Franck-Emmanuel Comte, clavecin et direction
Programme
Arias concertantes et duos pour contre-ténors et cordes d’Antonio Vivaldi et contemporains vénitiens…
Concerto en sol mineur pour cordes d’Antonio Vivaldi
Barroco Latino
Pour les missionnaires jésuites en Amérique latine, le temps de Noël est propice à l’évangélisation. Temps fort de la liturgie, la naissance de Jésus est aussi une histoire simple, émouvante et aisément compréhensible par les peuples « primitifs ». Le « scénario » attendrissant et festif est spontanément adopté par les « sauvages » qui s’identifient aux bergers et aux Rois mages, qui symbolisent la mixité culturelle.
Se trouvent ainsi mêlés des éléments musicaux ou poétiques de trois cultures - amérindiennes, africaines et hispaniques - et dans lesquels le villancicos fournit le plus souvent le réceptacle formel aux différentes influences et sensibilités.
Interprètes
Le Concert de l’Hostel Dieu - Ensemble instrumental et vocal
Marie Remandet et Mathilde Monfray, sopranos
Paulin Bündgen et Séverine Maras, altos
Hugo Peraldo et Benjamin Ingrao, ténors
Antoine Saint-Espes et Simon Gallot,
basses
François Cardey, cornet
Pierre Bats,
dulciane
Luc Gaugler et Florent Mayet, violes
Nicolas Muzy, guitare et théorbe
Benoit Poly, percussions
Franck-Emmanuel Comte, clavecin et direction
Programme
Manuscrits d’Oaxaca de Villancicos et negritos des Maîtres de chapelle espagnols et portugais du Nouveau Monde tels que Juan Guterriez de Padilla, Gaspar Fernandes, Miguel de Andrade…
Requiem pour la Sérénissime
Antonio Lotti effectue toute sa carrière à Venise. Compositeur prolifique d’opéras, il se consacre peu à peu exclusivement à la composition d’œuvres sacrées, notamment pour la basilique Saint-Marc où il occupe le poste de Maître de musique.
C’est pour ce site d’exception que Lotti compose sa Messa di Requiem. Pour mettre en scène cette grande fête des morts, Lotti emploie tous les moyens hérités de la grande tradition vénitienne : alternance du plain chant et de la polyphonie, contrastes des couleurs orchestrales, dialogue des petits chœurs (ripieni) et grands chœurs (tutti),… Entre rigueur et passion, s’inscrivent les différents mouvements de cette grande fête des morts, dans laquelle l’alliance du chœur et des cuivres anciens nous transporte le temps d’un Requiem, sous les voûtes du cœur spirituel de la Sérénissime.
Rolandas Muleika est lituanien. Il a fait ses études au CNSM de Paris. Depuis, il s’applique en Lituanie et en France à mettre en lumière avec passion et talent un répertoire vocal et instrumentale peu connu. Il a fondé en 1996 l’ensemble Antiphona.
Interprètes
Chœur d’oratorio du Concert de l’Hostel Dieu
Ensemble instrumental
François Cardey, cornet à bouquin
Aurélie Serre, Sandie Griot et Guy Genestier, saqueboutes
Luc Gaugler, viole de gambe
Sébastin Roué, orgue
Chef invité : Rolandas Muleika
Programme
Messa di Requiem, Crucifixus à 10 voix, motets pour le temps de Pâques d’Antonio Lotti (1666-1740)
Manuscrits des Procuratorio di San Marco
De Bach à Scarlatti
Exacts contemporains, les deux maîtres ne semblent pas s’être rencontrés. Ces chefs d’œuvre de la polyphonie chorale sont à écouter comme deux fruits « cousins » appartenant à deux arbres distincts.
Bach semble emprunter à Scarlatti son art brillant de la vocalise et de la virtuosité pour composer les passages les plus « madrigalesques » du motet. Scarlatti quand à lui, semble s’inspirer de toute l’intériorité et de l’économie de moyens propres à Bach pour composer les passages-clefs de son Stabat Mater, faisant du cœur de son poème musical une sobre prière. Une même virtuosité mélodique, un art consommé de l’équilibre polyphonique et un génie rhétorique comparable sont les traits communs de ces deux grandes fresques vocales.
Interprètes
Solistes et ensemble instrumental Concert de l’Hostel Dieu
Heather Newhouse, Marie Remandet, Mathilde Monfray, Marina Venant, sopranos
Gabriel Jublin, Théophile Alexandre, haute-contres
Hugo Peraldo, Benjamin Ingrao, ténors
Antoine Saint-Espes, Simon Gallot, basses
Luc Gaugler, viole de gambe
Etienne Galletier, théorbe
Florent Mayet, violone
Sébastien Roué, orgue
Franck-Emmanuel Comte, clavecin et direction
Programme
Sonate en si mineur K87 pour orgue * de Scarlatti
Stabat Mater à 10 voix et continuo de Scarlatti
Schmücke dich O Liebe Seele BWV 654 pour orgue * et voix de Bach
Motet Jesu, meine Freude BWV 227 à 5 voix et continuo de Bach
Venise à travers les âges
Venise, cité maritime, sollicite l’intercession de la Vierge, pour protéger ses marins et explorateurs. Dès le XIVème siècle, on chante des laudes mariales afin d’obtenir la protection des marins contre les tempêtes et les agressions des barbaresques. Ces chants simples à 2 ou 3 voix alternent ainsi, lors d’offices plus ou moins fastueux, avec les psaumes polyphoniques plus complexes composés par les maîtres de chapelle de la basilique San Marco. Ainsi, de Monteverdi à Lotti, la technique de polychoralité se développe dans l’écriture de ces psaumes, regroupés quelquefois dans des cycles vespéraux, dont le plus brillant est sans conteste les Vêpres à la Vierge de Monteverdi. Pour ce concert, dirigé Hugo Peraldo, chef des chœurs du Concert de l’Hostel Dieu, nous avons imaginé un cycle illustrant l’évolution du style chorale vénitien à travers le XVIIème siècle.
Interprètes
Chœur du Concert de l’Hostel Dieu
Sébastien Roué, orgue
Luc Gaugler, violone
Hugo Peraldo, direction
Programme
Alternances de Laudes populaires et de psaumes mariales de Monteverdi, Cavalli, Legrenzi, Lotti et Marcello
La Susanna / Stradella
J’ai été porté jusqu’à l’extase par les symphonies, par la variété des arias, par le raffinement exquis du récitatif et par la diversité et l’imprévu des thèmes musicaux ainsi que par l’originalité exceptionnelle de la basse continue » (Lettre d’un gentilhomme ayant assisté à la Première de La Susanna)
Le poète Giardini a rédigé le livret en se basant sur le récit biblique de Susanne, tiré du chapitre 13 du Livre de Daniel. Deux vieux juges désirent en secret la belle et vertueuse Susanne. Alors qu’elle s’apprête à se baigner dans son jardin, les deux vieillards qui l’espionnaient tentent de la violer. Susanne appelle à l’aide. Ils prétendent alors qu’ils l’ont surprise avec un jeune amant qui a réussi à s’enfuir. Condamnée, elle implore dans sa prison, l’aide céleste. Le jeune prophète Daniel lui vient en secours. Il interroge les juges séparément. Les deux versions sont différentes ; la jeune fille est déclarée innocente et les deux juges sont condamnés à mort.
Le Concert de l’Hostel Dieu - Ensemble instrumental et vocal
Programme
La Susanna, oratorio en deux parties d’Antonio Stradella (1644-1682), version de concert avec récitant
Venise à travers les âges
Venise, cité maritime, sollicite l’intercession de la Vierge, pour protéger ses marins et explorateurs. Dès le XIVème siècle, on chante des laudes mariales afin d’obtenir la protection des marins contre les tempêtes et les agressions des barbaresques.
Ces chants simples à 2 ou 3 voix alternent ainsi, lors d’offices plus ou moins fastueux, avec les psaumes polyphoniques plus complexes composés par les maîtres de chapelle de la basilique San Marco.
Ainsi, de Monteverdi à Lotti, la technique de polychoralité se développe dans l’écriture de ces psaumes, regroupés quelquefois dans des cycles vespéraux, dont le plus brillant est sans conteste les Vêpres à la Vierge de Monteverdi.
Pour ce concert, nous avons imaginé un cycle illustrant l’évolution du style chorale vénitien à travers le XVIIème siècle.
Sommets de l’art baroque sacré européen
Concerts dans le cadre des 300 ans de la naissance de MONDONVILLE Violoniste virtuose et compositeur essentiel du dix-huitième siècle, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville naît en 1711 à Narbonne .Il s’installe à Paris et entre au Concert spirituel, où l’on apprécia ses grands motets. L’année suivante, il est musicien du roi et occupe les fonctions de sous-maître de la chapelle royale. Les échevins de Lyon lui commandent un grand motet pour la cérémonie des « Vœux du Roi », destinée à célébrer le retour en santé du Roi. De nos jours encore, une version manuscrite du Jubilate Deo est conservée à la Bibliothèque Municipale de Lyon. En 1752, lors de la Querelle des bouffons, il prend vigoureusement parti pour la musique française et représente le "coin du roi" dont un des champions est Jean Philippe Rameau, autre musicien ayant des attaches avec la ville de Lyon. Interprètes Marina Venant et Heather Newhouse, dessus Jean Paul Bonnevalle et Julien Drevet, haute-contre Hugo Peraldo, taille Antoine Saint Espes, basse Franck-Emmanuel Comte, direction Orchestre du Concert de l’Hostel Dieu Programme Dominus Regnavit, Jubilate Deo (Fonds de l’Académie Lugdunum et du Palais des Arts de Lyon) Motets à grand chœur de Jean Cassanéa de Mondonville (1711-1772) Der Gerecht Kommt Um de Bach Dixit Dominus de Vivaldi
Un été avec Mondonville :
Retrouvez Le Concert de l’Hostel Dieu en tournée :
Shakespeare in love
L’univers onirique de Purcell & Shakespeare
On n’établira peut-être jamais avec certitude l’identité de ce jeune aristocrate à qui William Shakespeare adressait ses sonnets sucrés et enflammés ; de même qu’on ne saura peut-être jamais qui était le fameux “W.H.”, inspirateur et dédicataire du recueil ; l’énigme durant depuis un peu plus de quatre siècles, on peut attendre encore un peu. Mais ces inconnues ne nous empêcheront pas de continuer à placer au plus haut les Sonnets dans l’oeuvre du plus grand des dramaturges, si grand qu’il éclipse parfois le poète, même si tout son théâtre est poésie. Qu’importe puisque, théâtre, poésie et musique mêlés, on peut encore dire aujourd’hui que l’on n’invente rien, sinon des formes une ou deux fois par siècle, puisque toutes les histoires sont déjà dans les œuvres de Shakespeare, tel que Romeo & Juliette ou le Songe d’une nuit d’été. La collaboration avec des maitres tel que Purcell et Dowland apporte la traduction musicale du génie shakespearien, et propose une des histoires amoureuses les plus convaincantes.
Programme :
Compositions musicales de Henry Purcell et Dowland Airs, Tunes, Songs et extraits des œuvres théâtrales de Shakespeare (Romeo et Juliette, le Songe d’une nuit d’été,…)
Distribution :
Version à quatre :
Théophile Alexandre, danseur et contre-ténor
François Costa, violon
Franck-Emmanuel Comte, clavecin
Jacques Chambon, comédien
Version à six :
Théophile Alexandre, haute-contre et danseur
François Costa, violon
Annabelle Luis, violoncelle
Etienne Galletier, théorbe et guitare
Franck-Emmanuel Comte, clavecin
Jacques Chambon, comédien
concerts donnés dans le cadre des manifestations
TOUT LE MONDE DEHORS
Musique au Siècle des Lumières
Concert donné en lien avec l’exposition Cretey, un visionnaire entre Lyon et Rome organisée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon
Le Siècle des Lumières à Lyon
A l’aube du Siècle des Lumières, l’émergence des Goûts Réunis vient nourrir l’essor de l’art lyrique à Lyon - l’opéra est inauguré en 1683 avec l’Atys de Lully -, mouvement renforcé par la création des Académies de Musique. L’Académie des Beaux Arts (1713 - 1774) et sa rivale, l’Académie des Jacobins (inaugurée en 1727), assemblèrent un fond musical important. Il fût constitué à la fois de manuscrits de compositeurs italiens Stradella ou Scarlatti et lyonnais tels que Jean-Baptiste Gouffet.
Ces sociétés chorales et instrumentales partagent donc leur répertoire entre partitions italiennes et françaises, non sans susciter quelques débats internes. Ces mélomanes, à la fois interprètes et auditeurs, privilégient les grandes formes d’inspiration religieuse. Le grand motet à la française et les oratorios italiens retiennent toute leur attention. Les descriptions de l’époque, les livres de compte, les articles de presse fournissent des détails - le nombre d’exécutants, l’agencement des programmes musicaux, les réactions du public - qui sont autant d’indications précieuses qui viennent nourrir le travail de restitution du Concert de l’Hostel Dieu, travail qui tente d’aller au-delà de la seule remise au propre du manuscrit.
La constitution de ce répertoire original par les Académies a permis d’éviter une dispersion des manuscrits. Ceux-ci, transitant par le Fonds du Concert, furent remis à la Bibliothèque Municipale vers 1910. Un siècle plus tard, nous dressons un inventaire des ces partitions, distinguant les lyonnais - François Estienne, Paul de Villessavoye, Nicolas Bergiron, la famille de violonistes Leclair - des nationaux - Lully, Charpentier, De Lalande, Campra, Rameau, Mondonville -, qui ont pour certains séjourné à Lyon ou répondu à une commande de la Ville, comme Mondonville et Campra qui composèrent plusieurs grands motets pour la
cérémonie des Voeux du Roy. Notons le cas particulier de Jean-Baptiste Gouffet, frère cordelier rattaché au couvent du même nom, qui fût un compositeur très actif, et à qui nous devons beaucoup pour son travail de copie et de diffusion des oeuvres de ses contemporains.
De Bach à Scarlatti
Exacts contemporains, les deux maîtres ne semblent pas s’être rencontrés. Ces chefs d’œuvre de la polyphonie chorale sont à écouter comme deux fruits « cousins » appartenant à deux arbres distincts.
Bach semble emprunter à Scarlatti son art brillant de la vocalise et de la virtuosité pour composer les passages les plus « madrigalesques » du motet. Scarlatti quand à lui, semble s’inspirer de toute l’intériorité et de l’économie de moyens propres à Bach pour composer les passages-clefs de son Stabat Mater, faisant du cœur de son poème musical une sobre prière. Une même virtuosité mélodique, un art consommé de l’équilibre polyphonique et un génie rhétorique comparable sont les traits communs de ces deux grandes fresques vocales.
Stabat Mater, Nisi Dominus de Vivaldi
Faut-il encore présenter Vivaldi ? Ses Quatre Saisons furent enregistrées plus que toute autre oeuvre baroque. Mais c’est vers d’autres chemins que le Concert de l’Hostel Dieu guide le spectateur…
Ses oeuvres pour contralto masculin sont parmi les plus belles : le Stabat Mater et le motet Nisi Dominus sont un des sommets de l’art sacré baroque. Émotion, spiritualité, lyrisme : tous les artifices et toutes les vérités de l’art vénitien s’y côtoient. Fêtons ainsi Vivaldi et sa musique dont le modernisme et la vitalité ne peuvent en aucun cas laisser insensible l’auditeur contemporain
Interprètes
Paulin Bündgen, alto
Le Concert de l’Hostel Dieu
Franck-Emmanuel Comte, direction
Programme
Antonio VIVALDI Introduzione al Miserere « Filiae Maeste Jerusalem »
Stabat Mater
Concerto en sol mineur pour cordes, A. Vivaldi
Nisi Dominus
Carolan’s dream
Entre musique traditionnelle et musique savante, le monde imaginaire de Turlough O’Carolan, harpiste et poète itinérant irlandais, est à la croisée de la littérature onirique irlandaise et du cosmopolitisme musical des occupants anglais. C’est cette dualité culturelle, ce métissage des inspirations et des références, que le Concert de l’Hostel Dieu met en lumière, par des arrangements originaux de compositions musicales de Turlough O’Carolan.
La musique de O’Carolan reflète des humeurs diverses et changeantes : lamentation sur un ami défunt, nostalgie d’un amour perdu, féerie d’un rêve fugitif… Le thème du songe domine, regard vers l’intérieur, introspection un peu folle, que l’artiste, bien malgré lui, pratiquait depuis son adolescence. Destin brisé, lutte désespérée pour une vie meilleure, errance perpétuelle, que seule une sensibilité exacerbée pouvait transformer en une quête sublime, dont l’unique objet est la recherche de la grâce.
Franck-Emmanuel Comte et son équipe invite le public à suivre le poète sur les chemins bien incertains d’une Irlande où littérature et musique étaient, il y a trois siècles déjà, l’expression même d’une identité et d’un goût immodéré pour la vie.
Interprètes
Le Concert de l’Hostel Dieu
Garlic Bread
Programme
Compositions musicales de Turlough O’Carolan (1670-1738) Tunes, Jiggs, laments, reels
Les Frasques du Capitaine Le Golif
Les cahiers du Capitaine Le Golif auraient été découverts lors du bombardement de Saint-Malo en 1944. L’écriture y est vive, drôle, cocasse et pleine d’esprit. Le Golif, surnommé Borgnefesse après avoir été amputé d’une partie de son séant par un boulet de canon, y décrit sa carrière de flibustier du Roi Louis XIV à travers moult péripéties plus étonnantes les unes que les autres.
Récits et chansons de Nouvelle France, choisies et arrangées par Franck-Emmanuel Comte, retracent l’ambiance du théâtre de tréteaux. Cet univers surprenant et haut en couleurs, tour à tour burlesque et tendre, cruel et émouvant, tragique et comique s’adresse à tous, petits et grands.
Interprètes
CAPITAINE LE GOLIF : Guillaume Frey
VICTOR GAVIOLI : Jacques Chambon, comédien
MONSIEUR DE FONTENAY : Théophile Alexandre
ARTURO : Hugo Peraldo
LE GASCON LUNAIRE : Antoine Saint-Espes
TREBUTOR : Simon Gallot
Christophe Sacchettini*, flûtes, cornemuse, bombarde
Jean-Loup Sacchettini*, accordéon diatonique
Etienne Galletier, guitare et théorbe
Luc Gaugler, viole de gambe
Franck-Emmanuel Comte, clavecin, orgue, direction et adaptation musicale
André Fornier, mise en scène et écriture du livret
Angelina Herrero, costumes et scénographie
Nicolas Charpail, création lumière et régie générale
* membres du duo Frères de sac (musiques traditionnelles)
Programme
Chansons de marins et airs traditionnels de l’Ancien et du Nouveau Monde extraits des Anthologies de Margueritte et Raoul D’Harcourt, Achille Millien, Marc Robine
Retrouvez Les Frasques du Capitaine Le Golif en CD dans Belle Virginie.
Mondonville, Grands Motets
Concerts dans le cadre des 300 ans de la naissance de MONDONVILLE
Violoniste virtuose et compositeur essentiel du dix-huitième siècle, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville naît en 1711 à Narbonne .Il s’installe à Paris et entre au Concert spirituel, où l’on apprécia ses grands motets. L’année suivante, il est musicien du roi et occupe les fonctions de sous-maître de la chapelle royale. Les échevins de Lyon lui commandent un grand motet pour la cérémonie des « Vœux du Roi », destinée à célébrer le retour en santé du Roi. De nos jours encore, une version manuscrite du Jubilate Deo est conservée à la Bibliothèque Municipale de Lyon. En 1752, lors de la Querelle des bouffons, il prend vigoureusement parti pour la musique française et représente le "coin du roi" dont un des champions est Jean Philippe Rameau, autre musicien ayant des attaches avec la ville de Lyon.
Interprètes
Marina Venant et Heather Newhouse, dessus
Vincent Lièvre-Picard, haute-contre
Hugo Peraldo, taille
Antoine Saint Espes, basse
Franck-Emmanuel Comte, direction
Orchestre du Concert de l’Hostel Dieu
Programme
Dominus Regnavit, In exitu Israel
(Fonds de l’Académie Lugdunum et du Palais des Arts de Lyon)
Motets à grand chœur de Jean Cassanéa de Mondonville (1711-1772)
Dixit Dominus de Vivaldi